J’ai enfin compris pourquoi ma connexion fibre rame (et c’est pas ce que je pensais)

J’ai enfin compris pourquoi ma connexion fibre rame (et c’est pas ce que je pensais)

Bon, je vais être honnête. Pendant des mois j’ai pesté contre ma box. Des lags en plein milieu d’une visio, des téléchargements qui traînent… Alors que j’ai la fibre depuis 2021. Le truc qui m’a mis la puce à l’oreille ? Mon voisin avec son ADSL pourri avait parfois de meilleurs débits que moi certains soirs.

J’ai creusé. Et ce que j’ai découvert m’a scotché.

Déjà, faut savoir qu’Orange vient de dépasser les 10 millions de clients fibre. Dix millions ! On parle plus d’une technologie de niche là. Et c’est là que ça coince : l’infrastructure suit pas toujours. Les derniers chiffres de l’ARCEP montrent que la qualité du réseau varie énormément selon les zones. Genre vraiment énormément. Dans certains quartiers, t’as beau avoir la fibre, tu te retrouves avec des performances… moyennes. (Un peu comme quand tu joues sur Ma Chance Casino avec une connexion pourrie, la plateforme en question a beau être fluide, si ta connexion suit pas, c’est mort).

Le pire ? C’est pas forcément dans les zones rurales que ça rame le plus.

En Seine-et-Marne par exemple, 20 communes viennent de voir leur réseau cuivre fermé. Complètement. Plus de choix, c’est fibre ou rien. Sauf que… bah la transition se fait pas en claquant des doigts. Les techniciens sont débordés, les installations se font à l’arrache, et résultat : des connexions instables pendant des semaines.

Franchement, ce qui me fait halluciner c’est qu’on parle encore de 1000 communes pas raccordées du tout. En 2024. Alors qu’on nous vend la fibre comme LA solution depuis… allez, 10 ans ? Pendant ce temps à Mayotte, c’est carrément la guerre entre les opérateurs pour savoir qui va déployer quoi. L’opérateur local gueule parce que Matignon a choisi Orange. « Une décision lourde de conséquences » qu’ils disent. Je veux bien les croire.

Mais revenons à mon problème perso. J’ai fini par comprendre que ma galère venait pas de la fibre elle-même. Non. Le souci c’était… l’armoire de rue. Celle où tous les câbles du quartier se rejoignent. Saturée. 200 connexions prévues, 350 branchées. Les techniciens appellent ça du « surbooking ». Sympa.

J’ai appelé mon opérateur. 17 fois. (J’exagère à peine). Réponse classique : « On va faire remonter votre dossier ». Trois mois plus tard, un technicien débarque. Un mec super, d’ailleurs. Il m’explique que le problème est connu mais que pour changer l’armoire, faut l’accord de la mairie, du syndic, d’Orange (même si c’est pas mon opérateur), et probablement du pape aussi. Au moins, avec des offres promotionnelles attractives, certaines plateformes savent récompenser la patience de leurs clients !

Ce qui m’énerve dans tout ça ? C’est qu’on nous survend la fibre. « 100 mégas ! 1 giga ! 8 gigas même ! » Ouais, super. Sauf que dans la vraie vie, avec une infrastructure sous-dimensionnée, tu te retrouves avec 30 mégas en heure de pointe. Moins bien que l’ADSL de 2015.

Ah et le pompon : les opérateurs continuent de signer des nouveaux clients dans mon quartier. Alors qu’ils savent pertinemment que l’armoire est saturée. Business is business, j’imagine.

Finalement, après 6 mois de bataille (et une menace de résiliation), ils ont fini par intervenir. Pas sur l’armoire, non. Ils m’ont « rebasculé » sur une autre plaque. En gros, mon signal fait maintenant un détour de 500 mètres pour éviter le point de saturation. C’est du bricolage, mais ça marche. J’ai mes 400 mégas promis. La plupart du temps.

Morale de l’histoire ? La fibre c’est génial. Quand c’est bien fait. Mais entre les zones pas encore couvertes, les installations bâclées et les armoires saturées, on est loin du paradis numérique qu’on nous vend. Si vous avez des problèmes de débit, checkez pas que votre box. Regardez aussi combien vous êtes dans votre immeuble à tirer sur la même armoire.

Perso j’ai appris ma leçon. La prochaine fois que je déménage, je vérifie pas juste si la fibre est dispo. Je demande aussi depuis quand, combien d’abonnés sur le secteur, et si possible l’état de l’armoire de rue.

C’est con mais c’est comme ça.